Bio

Après une formation classique au sein des conservatoires d’Angers, Cergy-Pontoise et l’admission au concours de la fonction publique territoriale, J’ai enseigné pendant 4 années choisissant, in fine, d’autres terrains de jeux, ceux des arts de la rue, des « musiques actuelles », des CDN, camping, studio d’enregistrements ,homes studio, labels, festivals, salles de concerts ,écoles de musiques, maisons de quartiers ou conservatoires; en traversant, depuis 20 ans, différentes expériences musicales en tant que tromboniste, saxophoniste, flûtiste, autrice, compositrice ou interprète, à l’initiative ou au service de projets musicaux.

La diversité des expériences exclue la spécialité mais dessine une vision créative, transversale et singulière susceptible d’ouvrir des champs/chants à différents univers artistiques et relever le défi d’autres gageures techniques et aventures humaines.
Je joue actuellement et depuis 7 ans avec le groupe « des lions pour des lions » quartet à l’instrumentarium singulier jouant une transe laissant une grande place à l’improvisation. Nous jouons sur scène et dans la rue tant dans un réseau « musiques actuelles » que celui des « arts de la rue ».

Je porte aussi un intérêt pour la musique à l image, ou pour le spectacle vivant. Aussi, je crée actuellement la musique pour la cie de théâtre et danse « queen mother » , la création « Futur.e.s » veut en finir avec la fin du monde et ouvrir l’espace des futurs imaginables et possibles. Il s’ agit là d’élaborer un récit dansé s’inspirant des écrits éco-féministes et d’essais philosophiques sur le vivant ( Baptiste Morizot, Vincianne desprez).

Et puis, il y a la pop (ou folk? quoi qu il en soit : le peuple !) que j’affectionne dans (presque) tous ses états quand vivent les langues de Josquín des prés ou Bobby Lapointe jusqu’à PNL.
Avec « Da PontCé », résolument Pop, toujours à l affût des codes esthétiques mainstream, mais armée d’un savoir faire traditionnel,  je m’efforce encore de marcher sur l’étroit sentier de la chevalerie errante 3.0, comme une troubadour, qui ne serait pas fâchée avec l’auto-tune.
Cet endroit pop, laisse, pour la première fois dans mon parcours, le chant toujours plus libre.

Quant à l’endroit du corps, je reste probablement à l’envers.
Il faudrait échanger.
Aussi, Je voudrais élaborer une poétique, quoiqu un peu naïve, dont la force proviendrait sans doute de mes intentions affranchies des genres, dans une démarche éminemment personnelle et politique.
D’abord, isolée en tant que femme, dans mon parcours, rôdée aux mécanismes de défenses, je me réjouie d’entendre la parole se libérer, je me réjouie d’échanger, pour qu’enfin, de multiples féminités puissent s’exprimer et être valorisées.